| Shaul Goldstein, gouverneur de la région du Goush Etzion : | |||||
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l'éternel
combat pour la terre. |
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Shaul Goldstein : "Si 20% d'Arabes peuvent vivre en Israël, je ne vois pas pourquoi des Juifs ne pourraient pas vivre en Palestine." |
S’il
n’y avait pas eu Oslo, on n’aurait pas eu 1400 Israéliens tués Shaul Goldstein a une très haute idée de ce que représente le fait d’être juif. Il affirme qu’il incarne le vrai Juif, un Juif qui se tient au plus près de son histoire millénaire. Selon lui, le gouvernement actuel est en train de perdre le sens des valeurs juives et menace les intérêts du pays. « S’il n’y avait pas eu Oslo, on n’aurait pas eu 1400 Israéliens tués. Je suis contre le désengagement unilatéral. Je ne peux pas comprendre que l’on donne des territoires sans contrepartie. C’est une récompense que l’on donne aux terroristes. » Il est également opposé à l’idée de deux Etats pour deux peuples. « Le problème, ce ne sont pas les implantations, c’est l’islam. Je n’accuse pas tous les musulmans, j’accuse leurs leaders qui n’ont jamais rien fait pour construire ce pays. C’est nous qui avons tout construit ici. Et on devrait leur donner tout ça ? Sacrifier Israël comme on l’envisage en Europe, c’est raisonner froidement, sans aucune émotion. »
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| Tekoa, à 10 km au sud de Bethléem,
est une implantation de la région du Goush Etzion, en Cisjordanie. La
colline au sommet de laquelle le roi Hérode avait construit sa forteresse,
domine l’endroit et des archéologues y font des recherches sans relâche.
Plusieurs d’entre eux se sont fait tuer. « Nous sommes ici en Judée,
c'est-à-dire sur la terre ancestrale des juifs. Dans le mot Judée, il y a
juif. Là où j’habite, il existe un sentier sur lequel a marché le prophète
Esaïe. » Ces références bibliques sont de Shaul Goldstein, le gouverneur de
la région. Le Goush Etzion comprend aujourd’hui 50 000 Juifs. Ils ont
commencé à s’y établir dès le début du 20e siècle, ils ont subi
les pogroms des années 20 et 30 de la part des Arabes, ils ont été chassés
en 1948 et sont revenus après 1967.
Avant Tekoa, il n’y avait que des pierres. Aujourd’hui, c’est un havre de verdure. « Nous n’avons jamais pris la terre des Arabes », raconte Tamar Castelnuevo, qui habite ici depuis plus de vingt ans et qui nous reçoit dans sa superbe maison autour d’un magnifique buffet, en compagnie d’amis de la région. « Avant, on avait des subventions pour construire. Plus maintenant. Mais le terrain coûte environ 10 fois moins cher que dans la banlieue de Jérusalem. » On continue d’ailleurs d’y construire des maisons et Tamar est justement en train d’en faire construire une autre, plus grande, avec une piscine, juste au bord d’une falaise avec une vue époustouflante sur les collines de Judée. Le paysage tout autour de Tekoa est une succession grandiose de collines caillouteuses. Le village arabe le plus proche est situé à trois kilomètres à l’ouest, en direction de la ville d’Efrat, incluse dans la clôture de séparation. « Si on doit partir, on partira, explique Tamar. Mais où voudrait-on de nous ? À Tel Aviv ? Même là-bas, on nous tue ! S’il y a la paix, alors il n’y a plus aucune raison de partir. Nous ne voulons aucun mal aux Arabes. Avant l’intifada, on travaillait ensemble, on avait de bonnes relations. » Aujourd’hui, des travailleurs asiatiques ont remplacé les Arabes. Les habitants de Tekoa sont toujours sous le choc de l’assassinat en 2001 de deux jeunes garçons de l’implantation, dans des grottes voisines. Ils avaient 14 ans. Ils ont été massacrés à coup de pierres et terminés à coups de couteau. Les meurtriers n’ont jamais été retrouvés. |
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