| Rencontre avec les victimes de Netanya | ||||
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"Ça nous fait mal de
savoir que les Arabes israéliens sont leurs complices" |
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| A Netanya, la cassure est totale avec les Arabes d'Israël, dont certains ont aidé les terroristes. Le trouble est d'autant plus fort que le divorce est impossible. | ||||
![]() ![]() Netanya est, après Jérusalem, la ville qui a connu le plus d’attentats suicides : 17 attentats en quatre ans, qui ont fait 67 morts, des centaines de blessés et de traumatisés à vie. La raison est purement géographique : bien que située en bordure de mer, la ville n’est qu’à 13 km de Tulkarem, important foyer de fanatiques palestiniens, en Cisjordanie. Certaines personnes ont été blessées deux fois, dans deux attentats différents. La rencontre s’est effectuée au Park Hotel, tristement célèbre suite à l’attentat de Pessah, en mars 2002 qui a fait 30 morts. Elle a été organisée pour Acpro par The Netanya Foundation, qui vient en aide aux victimes de la ville. Acpro est un des donateurs de The Netanya Foundation. Corine, la propriétaire du Park Hotel, mère de 6 enfants, a perdu son mari dans l’attentat et un de ses fils a été blessé. « La vie n’est plus la même, raconte-t-elle. Il faut sourire, alors on sourit. Mais on pourrait passer ses journées à pleurer de la même façon. Le plus dur, c’est quand on voit les répercussions sur nos enfants. Mon fils, depuis la mort de son père, est comme absent. Il va à l’école, mais il ne travaille plus, tout l’indiffère. » Hanna aide bénévolement les victimes de Netanya. C’est un travail qui est toujours à recommencer. « Chaque nouvel attentat réveille les vieilles terreurs, explique-t-elle. Même si les opérations chirurgicales s’étendent sur des années, les dégâts psychologiques sont beaucoup plus lents à guérir que les dégâts physiques. Toute la vie est bouleversée. Il faut trouver de nouvelles raisons pour continuer à travailler, continuer à vivre. » Karina, venue d’Ukraine il y a trois ans, est professeur de mathématiques. Elle était venue au Park Hotel pour travailler quelques heures le jour de Pessah. « J’ai vu toute la salle s’écrouler. Il y avait du sang partout. J’ai immédiatement voulu aller téléphoner à mon mari et mes enfants. Je n’ai pas compris que j’étais moi aussi blessée. C’est seulement dans l’ambulance que j’ai commencé à ressentir de violentes douleurs au ventre. » Karina avait en fait reçu des éclats de métal sur tout le corps. L’opération a duré 6 heures. Elle a encore 5 pièces de métal insérées dans son corps. « Ma situation physique est meilleure, mais c’est au niveau psychique que ça ne va pas. J’ai toujours des angoisses. J’ai pensé quitter Netanya, mais Hanna a été comme une mère pour moi et c’est grâce à elle que j’ai décidé de rester ».
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Quand on vous tire dessus, c’est comme si on recevait des coups Miki s’est fait tirer dessus deux mois auparavant. « Je roulais en voiture, un Palestinien qui roulait derrière moi s’est mis à me tirer dessus. Quand on nous tire dessus, c’est comme si on recevait des coups. La première balle est rentrée dans la gorge, j’ai levé mon bras pour me protéger, j’ai reçu deux autres balles à l’épaule. J’ai reçu une autre balle dans la mâchoire, puis je suis tombé. J’ai appelé moi-même les secours, J’ai perdu 4 litres de sang. J’ai encore deux éclats de balles dans le corps. » Yaron a perdu sa fille de 16 ans au centre commercial de Netanya lors de l’attentat de juillet 2005. C’était la deuxième fois que cet endroit était l’objet d’une attaque terroriste. The Netanya Foundation était précisément en tain d’inaugurer une nouvelle ambulance payée grâce aux dons. Le ruban n’était pas encore coupé que l’ambulance est partie sur les lieux dès que le bruit de l’explosion a retenti. « J’ai reçu un coup de téléphone à mon bureau, explique Yaron. J’ai regardé sur internet, j’ai vu qu’il y avait des morts. J’ai appelé son portable, pas de réponse. J’ai immédiatement pris ma voiture et j’ai couru jusqu’au centre commercial. Je tombe en premier sur le corps du terroriste en plusieurs morceaux. Puis je n’ai plus rien vu. Les morts, les blessés étaient pourtant toujours là, mais je ne voyais rien. J’ai posé des questions à tout le monde. J’ai appelé la police, les hôpitaux, elle n’était nulle part. Puis j’ai vu qu’elle avait été envoyée à l’hôpital de Tel Aviv. J’ai foncé sur la route et là, un médecin m’a dit : je ne sais pas si c’est ta fille, mais elle est morte. » Yacov, jeune Ethiopien de 18 ans, a été blessé à la cuisse par une roquette Qassam, alors qu’il rendait visite à sa grand-mère à Sderot en 2005. Ses deux cousins qui l’accompagnaient sont morts sous ses yeux. Son frère et sa grand-mère ont également été blessés. Il éprouve toujours des douleurs à la cuisse. Le maire de Netanya avait invité le maire de Tulkarem pour établir un dialogue. C’était juste avant l’attentat du Park Hotel. Depuis, la population ne veut plus rien savoir des Palestiniens. « Ce n’est pas le peuple palestinien, qui est responsable, expliquent pourtant les victimes présentes. Ce sont leurs leaders, qui éduquent les enfants dans la haine et les envoient se faire sauter. » La cassure avec les Arabes israéliens est également très nette. C’est l’un d’eux qui a conduit le terroriste du Park Hotel sur les lieux. « Ils sont leurs complices. De toute façon, ce sont les mêmes familles. Sans la collaboration des Arabes israéliens, les terroristes ne pourraient pas arriver jusqu’ici. Ça nous fait très mal, car on vit avec eux ». |
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